Charles Lucas

charles lucas

Sa jeunesse (1803-1830)


 
Du systeme penal et du systeme repressif en general, de la peine de mort en particulier, 1827

Charles Lucas est né à Saint-Brieuc, dans une famille de notables. Son père, Antoine Charles Lucas, après une longue carrière administrative, possède une fortune qui lui permet d’envoyer le jeune Lucas terminer ses études à Paris.

Charles Lucas est élève au collège royal de Bourbon. Il compose, étant encore élève, des vers sur la naissance du duc de Bordeaux, le , et le proviseur les fait mettre sous les yeux du roi, ainsi que d'autres pièces sur le même sujet2. En 1821, il s’inscrit à l’École de Droit.

Attaché aux idées libérales, nourri de la philosophie des Lumières[réf. nécessaire], il publie très tôt des mémoires politiques et juridiques, et s’intéresse à l’histoire et à l’économie sociale. Il est reçu avocat à la Cour royale de Paris en 1825.

En 1826, deux concours sont ouverts sur la question de la légitimité et de l'efficacité de la peine de mort, l'un à l'initiative du comte de Sellon à Genève, l'autre à l'initiative de la Société de morale chrétienne de Paris3. Lucas se présente aux deux concours, avec un ouvrage intitulé Du système pénal et de la peine de mort. Il s'y affiche comme farouche abolitionniste, s'appuyant sur l'idée philosophique d'inviolabilité de la vie humaine. Pour démontrer l'inefficacité dissuasive et préventive de la peine de mort, il utilise les données de la statistique criminelle et les annales judiciaires. Selon lui, la peine capitale peut et doit être remplacée par l'emprisonnement. Sa démonstration est remarquée. Il remporte les deux concours et son ouvrage est traduit en plusieurs langues.[réf. nécessaire]

Au lendemain des Trois Glorieuses, à l'occasion du procès des ministres de Charles X, Lucas adresse à la Chambre des députés une pétition, signée par d'éminents membres du barreau de Paris, réclamant la mise en place des deux réformes prescrites dans son ouvrage : l'abolition de la peine de mort et son remplacement par le régime pénitentiaire. La motion de Victor Destutt de Tracy en faveur de l'abolition de la peine de mort, développée en août 1830 à la Chambre des députés, s'inspire de la pétition de Lucas, de même que l'adresse au roi votée par la Chambre dans laquelle celle-ci propose un projet de loi abolitif en matière

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