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Les résultats agricoles de la colonie

 

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En 1868, la propriété occupe une superficie totale de 363 hectares, dont 173 pour les céréales, 50 pour les oléagineux, plantes industrielles et légumes, 28 pour l’horticulture, 7 pour les vignes et 9 pour le bois. Les chemins, bâtiments, cours d’eau et les prairies représentent 96 hectares.

La colonie du Val d'Yèvre réussit si bien qu'en 1868, elle fait l'objet d'une pétition adressée au Sénat par des agriculteurs, jardiniers et pépiniéristes de Bourges qui se plaignent que la prospérité de la colonie agricole pénitentiaire occasionne par sa production une concurrence préjudiciable à leurs intérêts.

Charles Lucas leur répond : «Que diraient les pétitionnaires, si d'autres habitants de Bourges venaient à pétitionner, à leur tour, dans l'intérêt du consommateur et déclaraient au Sénat que les denrées alimentaires en général et les légumes en particulier sont d'un prix à Bourges comparativement élevé». Il est incontestable que, par le fait direct de sa production horticole, la colonie n'a pas exercé la moindre influence sur le marché de Bourges. Les résultats agricoles obtenus par la colonie portent leurs fruits car l'esprit d'imitation se propage dans la vallée d’Yèvre, et on voit en plusieurs endroits surgir successivement d'heureux essais de culture maraîchère, de jardinage et de pépinière qui prennent rapidement un accroissement important.

Les produits, qui partent de tous ces points de culture, viennent s'écouler sur le marché de Bourges et il faut bien reconnaître qu’ils n'influent pas sensiblement sur le cours de ce marché, où les légumes se maintiennent.

 

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